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Vignes, keyline et hydrologie régénérative

Qu’est ce que le keyline ?

C’est une méthodologie de conception et la gestion du paysage ainsi qu’un éventail de principes et de techniques qui visent à maximiser l’usage et la captation des ressources hydriques.


On appréhende le territoire selon une hiérarchie: sommet local, crêtes et vallées primaires puis crêtes. On identifie le keypoint: c’est l’endroit où l'accentuation de la pente change (de concave à convexe), et où se collectent et s’accumulent les alluvions et l’eau.


Sur cette base, on réalise des ouvrages ou des motifs d’implantation, qui vont avoir pour but de :

  • accélérer la régénération des sols dégradés,

  • en augmenter la santé racinaire et leur fertilité,

  • ainsi que leur perméabilité à l’eau

  • et déplacer les eaux de ruissellement à travers le paysage vers des endroits où elle ne se retrouve pas spontanément

On travaille pour éloigner l’eau de ce point de convergence vers le flanc des pentes, de façon latérale le long d’une courbe de niveau tracée à partir de l’altitude à laquelle se trouve notre key-point (notre changement de pente).


Cela homogénéise la répartition des flux sur le territoire, plus hozitontale, ce qui inverse sa course trop rapide, et favorise l’infiltration dans le sol.


Les applications et les ouvrages pour y arriver son notamment :

  • le sous-solage

  • la plantation

  • les barrages

  • les chemins

  • les étangs

  • les accès

entre autres.


Pourquoi l’appliquer sur un vignoble ?

Le sous-solage a un triple effet :

  • décompacter le sous sol sans perturbations

  • infiltrer l’eau

  • augmenter les échanges air-eau

  • favoriser le renouvellement racinaire

  • faire pénétrer l’eau en profondeur

  • accumuler de la matière organique


Les principes d’hydrologie régénérative :


Ralentir, Répartir, Infiltrer et Stocker

Comment l’appliquer sur un vignoble ?

Il faut étudier l’ensemble du paysage.


Ses caractéristiques éclairent nos décisions pour évaluer si les motifs d’implantation sont corrects. L’architecture végétale accompagne alors le territoire dans la continuité de la topographie et des dynamiques hydriques, ce qui dessine automatiquement les plantations, les infrastructures, et le couvert végétal (enherbement) qui réduisent l’érosion.

On associe la vigne à des végétaux auxiliaires en considérant le choix des espèces, non seulement de support (fixateurs d’azote, etc.), mais aussi, de l’ensemble de l'agrosystème qui entoure la parcelle en fonction des communautés végétales.


Le territoire est pensé de façon à éviter l’évacuation trop rapide des précipitations

Via : le sous-solage, des rétentions, des accès etc. le long de notre keyline, et aussi en approchant l’agriculture depuis sa topographie à ses sols, en passant par sa végétation et ses limites.



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