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Les haies et le vent

Par Laurence Farr, Fabian Féraux. Photos et illustrations Laurence Farr et Fabian Féraux

Ce post est le second d'une série sur les haies.


Le vent peut tantôt être un allié bienveillant, aérant les plantes et le sol et stimulant leur enracinement, et tantôt se transformer en un ennemi féroce, saccageant les récoltes ou les fragilisant.

Les vents exercent donc différentes influences sur une parcelle, à la fois positives et négatives.


1. Érosion du sol

Les vents forts sont enclins à provoquer une érosion éolienne des sols légers en période de sécheresse. Cela implique, dans certains cas, le déplacement des particules du sol par les courants aériens. La perte de la couche fertile du sol réduit sa capacité à retenir l'eau et les nutriments et affecte la croissance des cultures. De même, ce phénomène est à l’origine de nombreuses nuisances dues au soulèvement de poussière.


2. Stress hydrique

Les vents asséchants accélèrent l'évaporation de l'eau du sol et l’évapotranspiration des plantes. S’ils peuvent contribuer à l’aération superficielle du sol, en revanche, ils génèrent un stress hydrique important. Cela entraîne une réduction de la disponibilité en eau pour les plantes, ralentissant leur croissance et pénalisant leur rendement.


3. Dommages mécaniques

Les vents violents causent des dommages physiques aux cultures et endommagent voir déchirent les feuilles. Les plantes les plus exposées se retrouvent cassées, versées ou arrachées, ce qui provoque des pertes ou réduit leur valeur commerciale.


4. Dispersion des pollens

Les vents jouent un rôle majeur dans la dispersion des pollens des plantes à pollinisation anémophile. Si cela s’avère bénéfique pour la pollinisation croisée de certaines cultures, favorisant ainsi la diversité génétique et augmentant les rendements, dans certains cas, une dispersion excessive du pollen peut perturber la pollinisation ou entraîner des problèmes d'allergies et des contaminations indésirables.


5. Maladies et ravageurs

S’il dissémine les spores et les graines d’adventices, les vents aident aussi à contenir la propagation de certaines maladies fongiques et des ravageurs. En favorisant une meilleure circulation de l'air et en asséchant le feuillage, les vents réduisent l'humidité qui favorise le développement des maladies cryptogamiques et la propagation des insectes nuisibles.


6. Séchage des récoltes

Dans certaines situations, le vent accélère le processus de séchage des cultures après des périodes de pluie ou d'humidité excessive mais sèche aussi les foins, céréales et fourrages. En réduisant les risques de pourriture ou de développement de maladies liées à l'excès d'humidité, il permet une meilleure conservation.


7. Influence thermique

En hiver, les vents forts et les intempéries augmentent fortement les risques d'hypothermie chez les animaux d'élevage, et ce, en particulier lors du vêlage. Les animaux ne sont pas les seuls à souffrir des assauts des vents violents hivernaux : l’inertie thermique des bâtiments, les serres, le sol et les plantes sont fragilisés par le balayage constant et les rafales violentes. En été, les vents secs estivaux peuvent, eux aussi, diminuer la productivité des parcelles agricoles drastiquement : jusqu’à 20%.

Il existe un allié capable de faire face à ces désagréments : les haies.

Le vent exerce donc une influence indéniable sur notre environnement. Mais il existe un allié capable de faire face à ses désagréments : les haies. Tel un rideau végétal, ces formations arbustives ont le pouvoir d'atténuer les effets du vent, créant ainsi une oasis de quiétude pour les cultures.


Restez au courant pour lire la suite dans le prochain article : "L'influence des haies".

Lisez aussi le premier épisode : "Tout savoir sur les haies"



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