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Tout savoir sur les haies

Ce post est le premier d'une série sur les haies.


Un élément du paysage multi-facettes


Les raisons de les planter ne manquent pas : esthétique, contrôle de l'érosion, augmentation du taux d'humidité, production de fourrage, création d'intimité ou brise-vent,... j’en passe !

Pourtant, elles sont un élément bien trop rare dans nos paysages : visuels, médiatiques et académiques.


En effet, nous entendons rarement parler des haies, nous les voyons peu, et nous en savons encore moins sur les services qu'elles rendent aux agro-écosystèmes (et, spoiler alert: à nos portefeuilles).


Un trésor caché et trop rare


Une fois travaillée et en accord avec les caractéristiques et les objectifs d'un site, la haie fait des merveilles pour l'agrosystème et la productivité des terres agricoles.


Nous allons donc parler chiffres : en raisons de les planter, en pourcentages, en quantité de litres et mètres, en têtes, en ratios, ou en hectares qu’elles contribuent à rendre plus résilients et plus productifs.


Pour vous parler de tout ça, on vous a concocté une suite sur les haies, une série verte des fonctions des haies, un rendez-vous avec des bonnes raisons !



La base, c'est quoi une haie ?


Commençons par la base : essentiellement constituées d’une ligne d'arbustes ou d'arbres rapprochés, les haies forment une barrière naturelle souterraine via leur système racinaire étendu.

Cette grille dense maintient le sol en place, le structure et en augmente l’humidité, les racines, fonctionnant aussi comme un réservoir spongieux.


En l'an 2000, les phénomènes d'érosion en France ont entraîné la perte de l'équivalent de 150 000 ha de terres fertiles.

L’effet de la couverture, l’ombrage et de la structuration du sol diminue le ruissellement de surface, ainsi que le lessivage de nutriments et contribue à éviter des coulées de boue. Les inondations, qui sont un phénomène de plus en plus commun, sont aussi réduites, puisque les haies contribuent, en plus de stabiliser les terres, à augmenter les taux d’infiltration et de rétention d’eau dans le sol.


Ces mécanismes (rétention, infiltration, structuration) favorisent une croissance saine des espèces qui constituent la haie, mais aussi des champs en aval, donnant origine à un cercle vertueux au niveau édaphique (nature et processus d'un sol).


On peut d’ailleurs vérifier ce phénomène de rétention du sol là où des haies existaient autrefois : on verra des buttes formées à l’emplacement d’anciennes haies.


On voit la ligne de l'ancienne haie au deux tiers de la prairie
On voit la ligne de l'ancienne haie au deux tiers de la prairie

Les haies plantées perpendiculairement à la pente créent ainsi un véritable obstacle à la dynamique de ruissellement et d’érosion des sols.


Dans ces conditions, un phénomène doublement avantageux est observé : la rétention d’eau et la stabilisation des sols.





Par an, et par mètre de haie plantée en courbe de niveau, ce sont jusqu’à 5m3 d’eau qui peuvent être infiltrés.

Lorsqu'on sait qu'une terre érodée sur 5 cm entraîne une baisse de 15 % de rendement et que lorsque 30 cm de terre sont érodés, cette baisse de rendement, exponentielle, monte à 75 %, il y a de quoi reconsidérer les haies comme un précieux trésor.



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